Le régime communiste chinois : un ennemie d'internet

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Par Reporters sans frontières / mars 2009

Le gouvernement chinois assure le triste leadership de la répression sur Internet. Avecla plus grande population d'internautes au monde, la censure est l'une des plus dures au monde..

Les Jeux olympiques de Pékin ont permis, sousla pression des médias étrangers, de débloquerdes sites Internet. Cependant, cesont principalement les versions anglaises de Wikipedia, YouTubeet Blogspot, qui ont été rendues accessibles. Les versions en chinois de ces sitessont restées bloquées et la grande majoritédes sites d’information en chinois basés à l’étranger ne sont toujours pas accessibles.


Près de 40 000 employés de l’Etat et du Parti surveillent les fichiers qui circulent sur Internet. Depuis l'introduction d'Internet dans le pays en 1987, les autorités contrôlent l'information disponible sur le Web grâce à leur expertise du Réseau. Par exemple, la plus grande plateforme de blogs utilisée dans le pays est surveillée par le ministère de l'Information. Tous les blogs decette plateforme étant hébergés en Chine, le gouvernement peut aisément les contrôler s'il juge leur contenu contraire aux principes du parti. En 2008, près de 3 000 sites d'informationont été rendus inaccessibles à l’intérieur du pays. Le système de la censure est très organisé.


Le Bureau de l’information du Conseil d’Etat et le Département de la publicité (ancien Département de la propagande), sont les principaux organes de censure du Web. Ils envoient sans relâche des consignes aux sites Internet. Un exemple parmi d’autres : "Le journal Minzhu yu FazhiShibao (Democracy and Legal Times) utilise des sources d’information non réglementaires.


Nous vous prions donc de ne pas utiliser d’articles provenant de ce journal. Les sites qui en auraient reproduit sont priés de les effacer immédiatement. Veuillez répondre à ce message." Cette consigne a été envoyée aux sites le 8 mai 2006 par Fan Tao, directeur adjoint du Bureau de gestionde l’information sur Internet de Pékin.Le gouvernement filtre les informations au travers de mots clés. Ces mots "interdits" peuvent parfois être remplacés par des astérisques, et contrôlés par des modérateurs avant d’être affichés ou non sur le Réseau. Par exemple, tous les mots associés au mouvement pour la démocratie, réprimé dans le sang par les autorités, sur la place Tiananmen, en 1989, ont été prohibés sur le Réseau : ‘1989.6.4’, ‘vague estudiantine de 89’, ‘mouvement étudiant de 89’, “troubles”, “émeutes”, “massacres”, “révolte” ,etc.


Les internautes tentent d’utiliser des signes tels que « », « / », « \ », entre les lettres des mots pour éviter la censure, mais les sites ont installé de nouveaux filtres qui détectent ces codes. Les sites répertorient même les homonymes et synonymes. Aujourd’hui, il y aurait environ 400 à 500 mots clés interdits relatifs aux événements du 4 juin 1989.Depuis le 5 janvier 2009, une grande campagne de filtrage a été lancée par le ministère de l'Information, afin de lutter contre la pornographie.


Le ministère a demandé aux acteurs de l'Internet de redoubler de vigilance quant au contenu des sites auxquels ils donnent accès. Les autorités ont expressément demandé aux hébergeurs et fournisseurs d'accès de réguler eux-mêmes les publications en ligne. Ce que les entreprises d'Etat ont fait. Mais parmi les sites bloqués figurent celui du New York Times et le portail de blogs politiques Bullog (http://www.bullog.cn), car ce dernier “publie un grand nombre d’informations négatives dans le domaine politique”, selon le ministère de l’Information.


Un Internet “Made in China” qui défie toute concurrence Le contrôle exercé par le Parti communiste chinois est d'autant plus aisé que ce sont les services proposés par les entreprises chinoises qui totalisent les taux de consultation les plus élevés. Devant Yahoo! et Google, le moteur de recherches le plus utilisé est Baidu.cn, qui totalise 60 % des recherches (20% pour Google) et filtre scrupuleusement les contenus "subversifs".Sur des sujets tels que “massacre de Tiananmen” ou “Charte 08” s’affiche le message suivant: "Certains résultats ne sont pas affichés en fonction des lois, règlements et politiques".


La plateforme de blogs la plus utilisée est Sina, qui a été la première à obtenir une licence du gouvernement pour pouvoir publier des informations. Elle est soumise au pacte d’autodiscipline imposé par la Société Internet de Chine (SIC), affiliée au ministère chinois de l’Industrie de l’information, en août 2007. Le pacte "encourage" à enregistrer l’identité des clients avant de pouvoir mettre en ligne leurs articles et à garder leurs informations personnelles. Les autorités judiciaires ont de fait la mainmise sur la fermeture de certains sites.


Loin d'alléger la pression, le gouvernement a émis de nouvelles régulations, entrées en vigueuren janvier 2008, qui contraignent les sites Internet à obtenir une autorisation préalable du gouvernement. Les entreprises étrangères du secteur de l'Internet sont également mises au pas. Le moteur de recherche de Google, google.cn, est censuré depuis 2004. Celui de Yahoo! a été contraint à la délation lors des émeutes qui ont secoué la province tibétaine en mars 2008. Il a publié lesportraits de quatre manifestants tibétains à côté d’un appel à témoin. Peu après, l’un de ces manifestants s’est rendu et un autre a été arrêté sur dénonciation. Il en va de même avec l’entrepriseSkype qui, à la suite d’un accord avec l’entreprise chinoise TOM, permet aux autorités d’intercepter des communications.


L’information sur Internet défie les autorités Selon le China Internet Network Information Center (Cnnic), la barre symbolique des 300 millions d’internautes a été franchie en janvier 2009. Parmi eux, un sur quatre disposerait d'un blog.


Malgré ce contrôle “préventif”, des figures importantes ont émergé grâce à leur travail de “journalisme citoyen” sur Internet. Le blogueur Zhou Shuguang, surnommé Zola, a gagné la confiance de ses lecteurs en couvrant des sujets de société. Son site, qui n'est pas censuré à l’intérieur du pays, est devenu une référence en Chine. Devenu l'un des porte-parole de la condition des ouvriers chinois, ce blogueur est pourtant régulièrement mis sous surveillance par lesautorités locales, qui lui ont par exemple interdit de se rendre à Pékin lors des Jeux olympiques. Il lui est également impossible de sortir du pays.


Actuellement, 49 cyberdissidents et blogueurs sont derrière les barreaux, la plupart pour “divulgation de secret d'Etat à l'étranger”. L’année 2009 est une année test pour la circulation de l'information sur Internet. Deux rendez vous historiques vont marquer cette année : le 50e anniversaire du soulèvement du peuple tibétain et le 20e anniversaire de la révolte de Tiananmen. Afin de prévenir les débordements, la répression a déjà commencé. Le célèbre défenseur des droits de l'homme Liu Xiaobo a été arrêté le 8 décembre 2008 pour avoir diffusé un texte sur Internet qui prend comme modèle la Charte diffusée en 1977 par des dissidents tchécoslovaques. Plus de trois cents intellectuels et militants des droits de l’homme en sont les signataires originels. Intitulé “Charte 08”, ce texteest un appel à l'engagement de réformes démocratiques et au respect des libertés fondamentales. Liu Xiaobo attend toujours son procès.


Trois sujets ont été largement suivis et commentés par les internautes en 2008 et 2009 : l’organisation des Jeux olympiques de Pékin, en août 2008, le tremblement de terre qui a secoué la région du Sichuan, en mai 2008, et le scandale du lait frelaté vendu par l’usine Sanlu, provoquant l’intoxication de 12 900 bébés, dont deux sont décédés.


Les Jeux olympiques de Pékin, au mois d’août 2008, ont focalisé l'attention de la communauté internationale sur la Chine. Des militants ont profité de cette opportunité pour rappeler leurs revendications. C’est le cas de Hu Jia qui appelle à des réformes. Arrêté en décembre 2007, il a été condamné à trois ans et demi de prison pour “incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat”, le 3 avril 2008. Très actif sur Internet, il utilisait son blog pour dénoncer la répression du régime chinois envers les défenseurs des droits de l’homme. Lors du tremblement de terre du Sichuan, les internautes ont critiqué la répartition de l’aide humanitaire et ont appelé à la mobilisation nationale. L’un deux, Huang Qi, est détenu depuis le 10 juin 2008 à Chengdu (capitale du Sichuan, ouest du pays) pour avoir publié des articles sur son site Internet www.64tianwang.com dénonçant la mauvaise gestion de l’aide internationale par les autorités locales.


Le scandale du lait maternisé frelaté fabriqué par l'usine Sanlu a éclaté le 14 septembre 2008. Pourtant, un journaliste du magazine Nanfang Zhoumo (Southern Weekly) détenait l'essentiel des informations depuis le mois de juillet 2008. S'il avait été autorisé à divulguer ces informations sitôt connues, les conséquences sanitaires catastrophiques de cette intoxication alimentaire - près de 13 000 enfants contaminés et au moins deux décès - auraient pu être largement réduites. Mais, pour des raisons d'image, l'information a été officiellement censurée avant et pendant la durée des Jeux olympiques. Le gouvernement avait adressé aux médias une consigne écrite de censure, dont l'article 8 disposait que "tous sujets liés à la sécurité alimentaire, comme l'eau minérale source de cancer, sont exclus des publications".Plus d’informations :

 


http://cmp.hku.hk/ : site du centre d’études sur le journalisme et les médias de l’Université de Hong Kong (anglais).

http://boxun.us/news/publish/ (Boxun) : site d’informations sur l’actualité en Chine (anglais et mandarin).

http://crd-net.org : site de l’organisation Chinese Human Rights Defenders (anglais et mandarin)

http://www.hrichina.org/ : site de l’organisation Human Rights in China (anglais).

http://www.xinhuanet.com : agence de presse officielle Xinhua (anglais, mandarin).

http://sirc.blogspot.com : blog sur l’Internet en Asie (anglais).

http://blog.sina.com.cn/xujinglei : blog de la star chinoise Xu Jinglei, le plus populaire du pays (mandarin).